Névralgie Pudendale - Douleurs Pelviennes

Gabriel Chouckroun

15 mars, 2020

Douleurs Pelviennes, Névralgie Pudendale, VULVODYNIE

Souvent diagnostiquées comme des névralgies pudendales (anciennement névralgie du nerf honteux interne) les douleurs pelviennes sont fréquentes, chez la femme comme chez l'homme même s'il est plus difficile pour eux d'en parler. Pourtant s'agit-il vraiment d'une névralgie pudendale ?

Nous parlons d'une douleur siégeant au niveau abdominal bas à la jonction entre l’abdomen et la cuisse (pli inguinal) qui irradie parfois au niveau de la cuisse, à l’intérieur ou sur le devant. 
D'autres fois elle s’accompagne de douleurs abdominales, ou de douleurs lombaires.
Dans certains cas, chez l’homme, elle entraine des douleurs au niveau des testicules du côté concerné. Parfois même la douleur peut irradier au niveau du genou.

En dehors de toute pathologie qu’il convient d’écarter, il s’agit le plus souvent d’une association de tensions viscérales, pelviennes, musculaires et tendineuses.
Au niveau des attaches intestinales, dans la zone pelvienne, l’intestin réagit en gonflant et se dilatant (pour diminuer l’inflammation) mais il peut n’y avoir aucun signe intestinal. Simplement, tout se passe à l’intérieur, créant une surpression pelvienne venant augmenter la tension et les réactions musculaires, tendineuses et aponévrotiques.

L’aponévrose est une sorte de nappe fibreuse qui enveloppe les organes viscères et muscles permettant aux différentes parties du corps de fonctionner ensemble et assure notre équilibre. Lorsque l’aponévrose est le siège de tensions alors qu'au départ elle est là pour nous éviter la douleur, elle devient à la longue inflammatoire localement ou à distance.

Les muscles incriminés qui se contracturent (contraction qui dure) sont le plus souvent le psoas (au fond de l’abdomen sur la colonne vertébrale jusque sous la zone inguinale au niveau de la cuisse), le muscle iliaque qui tapisse l’intérieur du bassin et descend s’attacher avec le psoas, le muscle pyramidal dans le milieu de la fesse, plus en profondeur le muscle obturateur interne.


Le ligament qui devient douloureux à force d’être tendu : le ligament inguinal, est l’endroit de la douleur !
L’inflammation intestinale et pelvienne est toujours présente même si asymptomatique.
La douleur peut survenir du côté droit comme du côté gauche.
Si l’utérus (chez la femme) est central, il n’en est pas de même au niveau intestinal car il n’y a pas de symétrie droite – gauche. À droite, la jonction entre l’intestin grêle et le colon, le caecum. À gauche la portion terminale du colon, le sygmoïde.
Au niveau fonctionnel, des troubles intestinaux peuvent être associés : ballonnements, constipation…

Au niveau pelvien, des douleurs pelviennes peuvent être présentes ou avant ou pendant ainsi que des douleurs menstruelles.

Chez la femme enceinte, cette douleur inguinale est fréquente. Nous l’aurons compris, la pression au niveau de la zone pelvienne exercée par la grossesse est un facteur déterminant.

Chez l’homme, la douleur testiculaire est particulièrement invalidante d’autant plus qu’elle peut ne pas s’accompagner de douleur inguinale spécifique.
La difficulté de l’examen pour le praticien non initié réside dans le fait que l’origine de ces douleurs peut apparaître à différents endroits. Il est alors essentiel de comprendre les liens entre les différentes parties du corps et de comprendre l’organisation du déséquilibre qui génère l’inflammation.

Le traitement ostéopathique bien conduit apporte un soulagement efficace et durable mais nécessite un travail conjoint en ostéopathie émotionnelle Osteomind du fait des relations existantes entre les émotions et le corps .